Le radiateur à inertie sèche avec façade rayonnante (double corps de chauffe) offre le meilleur compromis entre confort thermique et maîtrise des consommations. Le convecteur malgré son prix attractif (100-500 €), génère une chaleur sèche et des pics de consommation qui alourdissent la facture sur 3 ans. Le panneau rayonnant (200-800 €) convient aux besoins ponctuels, mais l’inertie (500-1 500 €) domine pour les pièces de vie.
Remplacer ses vieux « grille-pains » par des radiateurs modernes peut générer jusqu’à 30 % d’économies sur la facture de chauffage, selon une étude Atlantic menée sur 2 500 logements. Après 5 ans à conseiller des particuliers en rénovation énergétique, j’ai vu trop de propriétaires investir dans le mauvais équipement par méconnaissance des technologies disponibles. Le convecteur à 150 € semble économique à l’achat. Sur trois hivers, son coût d’usage explose. Je vais vous expliquer comment éviter cette erreur et identifier le radiateur adapté à votre logement.
Le « grille-pain » en sursis, réalité du convecteur en 2026
Le convecteur électrique, surnommé « grille-pain » par les professionnels, chauffe l’air par convection naturelle. L’air froid entre par le bas, passe sur une résistance, ressort chaud par le haut. Simple. Rapide. Et problématique.
Le problème vient de la physique. L’air chaud monte au plafond pendant que vos pieds pataugent encore dans les 18°C. Frustrant. La sensation d’inconfort pousse à augmenter le thermostat, donc la consommation. J’ai audité des studios parisiens chauffés à 23°C au convecteur où les occupants portaient encore des chaussettes épaisses. Le différentiel sol/plafond atteignait 5°C.
Pour un logement antérieur à la RT2012, le convecteur ne devrait plus équiper les pièces de vie. Son prix d’achat (100 à 500 € pose comprise) masque un coût d’exploitation prohibitif. Dans une chambre d’appoint ou un couloir peu fréquenté, il peut encore se justifier. Partout ailleurs, passez à l’inertie.

Inertie vs Rayonnant, performances et confort comparés
Le choix entre panneau rayonnant et radiateur à inertie divise souvent les acheteurs. Les deux technologies dépassent largement le convecteur, mais répondent à des usages distincts. Avant de comparer les prix, identifiez votre besoin. Chaleur immédiate ou confort continu ?
Panneau rayonnant, l’effet soleil pour les besoins immédiats
Le panneau rayonnant émet des infrarouges qui chauffent directement les corps et les surfaces, sans passer par l’air. La sensation de chaleur arrive en quelques minutes, un avantage réel pour une salle de bain ou un bureau utilisé ponctuellement.
L’effet « soleil » décrit bien le ressenti. La peau perçoit une chaleur douce même si l’air ambiant n’a pas encore atteint la température cible. Les marques comme Atlantic ou Thermor proposent des panneaux rayonnants entre 200 et 800 € (pose comprise), positionnés comme un compromis entre le convecteur et l’inertie.
Le rayonnant a ses limites, et les utilisateurs fidèles des forums dédiés les connaissent bien :
- Pas d’inertie : dès que le radiateur s’éteint, la chaleur disparaît en quelques minutes à peine
- Consommation en dents de scie : les cycles marche/arrêt sollicitent davantage le compteur
- Confort inégal : la sensation dépend directement de la distance au radiateur
Pour une pièce occupée plus de 4 heures par jour, le rayonnant montre ses faiblesses. La technologie convient aux espaces de passage ou aux besoins de montée en température rapide. Pour un salon ou une chambre, l’inertie s’impose.
Pourquoi l’inertie domine le marché de la chaleur douce
L’inertie repose sur un principe différent. Accumuler la chaleur dans un matériau dense (fonte, céramique, stéatite, pierre volcanique) puis la restituer progressivement. Le radiateur continue de chauffer même éteint. Résultat : moins de cycles, une température stable, une facture allégée.
Le cœur de chauffe détermine la qualité de l’inertie :
- Inertie sèche : fonte, aluminium, céramique, stéatite, pierre volcanique ou Thermofaïence (marque Rothelec)
- Inertie fluide : eau glycolée, huile minérale ou végétale circulant dans le corps de chauffe
L’inertie sèche offre une meilleure réactivité et une durée de vie supérieure (pas de risque de fuite). L’inertie fluide produit une chaleur légèrement plus enveloppante, mais le fluide peut se dégrader après 10-15 ans. Je n’ai pas testé personnellement tous les modèles à fluide sur le long terme, mais d’après les retours de lecteurs, les fuites surviennent surtout sur les entrées de gamme.
En termes de prix, comptez 500 à 1 500 € pose comprise pour un radiateur à inertie de qualité. L’écart avec le convecteur (100-500 €) se rattrape sur les économies d’énergie. L’étude Atlantic chiffre le gain potentiel à 30 % avec un pilotage intelligent. Sur 3 ans, l’inertie devient l’option la plus économique.
Les marques Sauter, Acova, Noirot et Rothelec dominent ce segment. Privilégiez les modèles connectés avec détection de présence et programmation horaire. Le pilotage intelligent maximise les économies.
- Chauffage à inertie sèche Contrôle électronique avec écran digital LCD 4 modes (confort éco programme et hors gel) 7 programmes préinstallés Programmation journalière et quotidienne Détection de fenêtre ouverte Protection anti-surchauffe Fil pilote 6 ordres façade galbée New ERP(2015/1188) Directive Class II IP24 Norme CE/NF/RoHS/ERP Garantie de 2 ans
Double cœur de chauffe, le haut de gamme hybride
Le radiateur à double corps de chauffe combine le meilleur des deux mondes. Une façade rayonnante pour la montée en température rapide, un cœur en fonte ou céramique pour l’inertie longue durée. La technologie hybride élimine le principal défaut de l’inertie pure (sa lenteur au démarrage).
En pratique, la façade rayonnante chauffe la pièce en quelques minutes pendant que le cœur de chauffe accumule l’énergie. Une fois la température atteinte, l’inertie prend le relais et maintient le confort sans solliciter la résistance. Les cycles on/off diminuent, la consommation aussi.
J’ai longtemps recommandé l’inertie simple pour les budgets serrés. Depuis deux ans, les prix des modèles double corps ont suffisamment baissé pour que je les privilégie sur les projets de rénovation. Atlantic et Thermor proposent des références solides dans cette catégorie. Bref, du solide.
Le double corps de chauffe représente le standard de confort actuel pour les pièces de vie. Dans une maison antérieure à la RT2012, il compense partiellement les déperditions thermiques grâce à sa réactivité. Net.

Rentabilité et installation, bien plus qu’une question de prix d’achat
Le prix affiché en magasin ne reflète pas le coût réel d’un radiateur. Entre la puissance à dimensionner, le pilotage intelligent et les économies d’énergie potentielles, l’analyse doit dépasser le simple tarif d’achat. Un convecteur à 150 € qui surconsomme pendant 10 ans coûte plus cher qu’une inertie à 900 €.
50W à 120W par m² selon l’isolation
La puissance requise varie selon l’isolation du logement. Les ratios standards (source Carrera) :
| Type de logement | Puissance par m² |
|---|---|
| Logement RT2012/RE2020 | 50 W/m² |
| Logement standard (pré-2012) | 100 W/m² |
| Salle de bain | 120 W/m² |
12 m² dans un logement ancien = 1 200 W minimum. Beaucoup de particuliers sous-dimensionnent leurs radiateurs pour économiser à l’achat. Erreur fréquente : le radiateur tourne en permanence sans jamais atteindre la consigne, la consommation explose.
À l’inverse, un radiateur surdimensionné dans un logement RT2012 gaspille de l’argent à l’achat. La règle des 50 W/m² suffit grâce à l’isolation renforcée.
Mon conseil : faites calculer les déperditions thermiques pièce par pièce avant tout achat. Les installateurs sérieux proposent ce diagnostic gratuitement. Un investissement de 30 minutes qui évite des erreurs coûteuses sur 10 ans.
Comment viser 30 % d’économies avec le pilotage intelligent
L’étude Atlantic sur 2 500 logements démontre qu’un pilotage intelligent permet d’atteindre 30 % d’économies par rapport à un chauffage non régulé. Le pilotage repose sur trois fonctions :
- Programmation horaire : réduire la température pendant les absences et la nuit (le basique, mais efficace)
- Détection de présence : ajuster automatiquement selon l’occupation de la pièce
- Détection de fenêtre ouverte : couper le chauffage en cas d’aération
- Mode absent prolongé : maintenir le logement hors-gel pendant les vacances sans consommer inutilement
- Radiateur électrique connecté KENYA 4 blanc 750W horizontal – THERMOR – 414717
Les radiateurs connectés (gammes actuelles Atlantic, Thermor, Sauter) intègrent ces fonctions et se pilotent via smartphone. L’investissement initial est plus élevé, mais le retour sur investissement se calcule sur 2-3 hivers.
J’ai récemment accompagné une rénovation où le client hésitait entre des convecteurs basiques (budget total : 600 €) et des radiateurs à inertie connectés (budget : 2 400 €). Sur 5 ans avec les 30 % d’économies annuelles projetées, la différence de consommation électrique compensait l’écart de prix initial. Dès la sixième année, l’inertie devient plus rentable (sans compter le gain de confort quotidien).
Le pilotage intelligent transforme un radiateur passif en système de chauffage adaptatif. Pour les logements antérieurs à la RT2012, où les déperditions thermiques sont élevées, cette adaptation évite de chauffer inutilement les murs et les plafonds. Les lecteurs me signalent régulièrement des baisses de facture de 20 à 35 % après passage à l’inertie connectée.

Tableau comparatif récapitulatif
| Critère | Convecteur | Panneau Rayonnant | Inertie Sèche | Double Corps |
|---|---|---|---|---|
| Prix (pose incluse) | 100-500 € | 200-800 € | 500-1 500 € | 800-2 000 € |
| Confort ressenti | Faible | Moyen | Élevé | Très élevé |
| Économies potentielles | 0% | 10-15% | 20-25% | 30% |
| Usage idéal | Appoint | Pièce ponctuelle | Pièces de vie | Tout logement |
| Durée de vie | 10 ans | 15 ans | 20+ ans | 20+ ans |
Questions Fréquentes
Un radiateur à inertie consomme-t-il vraiment moins d’électricité qu’un convecteur ? À puissance égale, un radiateur à inertie consomme autant qu’un convecteur. La différence vient du confort : l’inertie maintient une température stable avec moins de cycles on/off, ce qui permet de baisser la consigne de 1-2°C sans perte de confort. Couplé à un pilotage intelligent, le gain atteint 30 % selon l’étude Atlantic.
Faut-il choisir une inertie sèche ou une inertie fluide pour une chambre ? L’inertie sèche (fonte, céramique, stéatite) convient mieux aux chambres. Elle offre une meilleure réactivité pour atteindre rapidement la température de confort le soir, puis restitue la chaleur progressivement pendant la nuit. L’inertie fluide chauffe plus lentement et présente un risque (rare) de fuite après 10-15 ans. Pour une chambre, privilégiez un modèle silencieux : les radiateurs à inertie sèche n’émettent aucun bruit.
Quel radiateur choisir selon votre logement
Le convecteur a fait son temps dans les pièces de vie. Pour un logement dont l’isolation date d’avant la RT2012, le radiateur à inertie sèche avec façade rayonnante (double corps de chauffe) offre le meilleur compromis entre investissement initial, confort quotidien et maîtrise des consommations. Dimensionnez correctement la puissance (100 W/m² en ancien, 50 W/m² en RT2012), optez pour un modèle connecté avec pilotage intelligent, et les 30 % d’économies deviennent accessibles. Les marques Atlantic, Thermor, Sauter et Rothelec proposent des gammes fiables dans cette catégorie. Préférez l’inertie sèche à l’inertie fluide pour sa durabilité, sauf contrainte esthétique spécifique.
